Choisir le financement participatif pour l’achat d’un bien immobilier n'est pas une pratique courante aujourd'hui. En effet, j'ai consulté un certain nombre d'articles de blogs et de journaux spécialisés consacrés à ce concept et ce que j'ai lu était loin d'être positif. L’exemple le plus saisissant de la mauvaise publicité faite pour le financement participatif en immobilier est certainement celui de l’homme qui a tenté de présenter son projet à des investisseurs dans Shark Tank.

Les fonds de placement immobilier, appelés FPI, ne font, eux non plus, l'objet d'éloges dans le monde du placement immobilier. Cependant, les FPI font le bonheur des investisseurs touchant des dividendes en raison de leur rendement important, comparé aux autres actions.

À travers cet article, je souhaite apporter une vision autre que celle diffusée sur Internet. Je souhaite vous faire part de mes connaissances dans l'immobilier participatif et les FPI : mon expérience dans le domaine de l'immobilier, les facteurs qui ont éveillé mon intérêt pour l'immobilier participatif et les FPI, ainsi que les raisons pour lesquelles je leur accorderai toujours ma confiance.

Je suis ce que les gens appelaient autrefois un « propriétaire par le hasard des choses ». Lorsque j’ai acquis mon premier bien immobilier en 2009, mon but n’était pas de louer, mais simplement de détenir une résidence principale. Vivant en Allemagne à cette époque, je me suis tourné vers un modeste studio qui correspondait à mes besoins. Je prévoyais d'y rester pendant un certain nombre d'années. Mais en 2013, ma vie prit un nouveau tournant et je décidai de changer de pays tout en conservant ce bien. J'ai mis cet appartement en location dans un premier temps.

N'ayant pas eu de peine à le louer, j'ai alors commencé à m'intéresser à l'investissement immobilier. Les revenus mensuels dégagés par ce bien ainsi que le gain en capital obtenu, conséquent en raison du développement de la ville dans laquelle il est situé, n'ont fait que me conforter dans ce choix. J'en voulais plus.

Parallèlement, j'ai lancé mon activité de travailleur indépendant. Je ne possédais donc pas assez de fonds pour financer l'achat d'un autre bien immobilier et ne rassemblais pas assez de garanties auprès des banques pour obtenir un prêt. Les banques émettent une certaine réticence envers les nouveaux entrepreneurs. Leur préférence porte sur les travailleurs salariés. Tant que mon activité en ligne ne générait pas suffisamment d'argent, je ne bénéficiais que de peu de marge de manœuvre.

En 2014, je me suis repenché sur l'investissement immobilier. Je n’étais alors toujours pas en mesure de réunir un apport suffisant pour un placement immobilier, mais je venais d'ouvrir un compte de courtage. J'ai élargi mes connaissances dans le domaine des FPI. Les FPI sont des organismes qui investissent principalement dans l'immobilier et dont vous pouvez acheter des actions sur les marchés boursiers mondiaux.  J'ai donc consacré le peu d'argent dont je disposais à l'époque aux FPI. J'ai acheté mes premières actions chez Realty Income Corporation (ticker: O), une société immobilière qui offre un rendement net intéressant de 4,90 % et verse un revenu mensuel, à l'image d'un loyer. Cette expérience a marqué le début de ma carrière de propriétaire « en ligne ».

C'est par la suite que j'ai pris connaissance de l'immobilier participatif. J'ai ainsi découvert qu'il est possible d'investir avec d'autres particuliers dans un même bien immobilier et de devenir propriétaire, sans devoir contracter d'emprunt ni même réunir une mise de fonds considérable. Cette opportunité me permettait de redevenir propriétaire, de bénéficier des avantages du statut de propriétaire d'un logement entier (avec un rendement inférieur en raison des frais liés à la gestion immobilière) sans les contraintes liées. J'ai été convaincu par le principe, c'est pourquoi j'ai choisi de continuer d'investir dans l'immobilier participatif et les FPI.

Ces deux méthodes rendent l'investissement immobilier très avantageux. Je reviens sur ce choix dans plusieurs des articles du site, notamment les raisons pour lesquelles j'adore les FPI  et les raisons pour lesquelles j'adhère totalement à l'immobilier participatif. Je vais tout de même vous citer quelques exemples ici. J'ai récemment investi dans une construction résidentielle au Royaume-Uni d'une valeur approximative de 500 000 dollars (environ 460 000 euros) ; une somme que je serais incapable de réunir seul. Investir dans des projets immobiliers situés à l'étranger se fait en quelques clics, ce qui est très pratique. À travers les FPI, je dispose également d'investissements dans l'immobilier de santé, c'est à dire dans des hôpitaux et maisons de retraite. Il est d'ailleurs presque inenvisageable d'investir dans ce secteur sans passer par une FPI. 

Conscient d'en être qu'au début de ma carrière d'investisseur, je trouve cela déjà stupéfiant. Cependant, je ne prévois pas d'investir uniquement dans l'immobilier participatif et les FPI pendant toute ma vie. Je souhaite diversifier mes activités et envisage de détenir un portefeuille équilibré entre immobilier conventionnel, FPI (et autres actions) et immobilier participatif.